La pomme et le pommier...
La crise de l’automobile qui frappe plus durement les constructeurs de grosses cylindrées aux Etats Unis et maintenant en France, révèle l’impact de l’évolution des mentalités sur le marché. L’augmentation du prix des carburants associée à de fortes campagnes en faveur d’une consommation plus sobre et d’une modération des vitesses, ont fini par convaincre de plus en plus de nos concitoyens de l’inanité des voitures inutilement puissantes, inutilement gourmandes et dangereusement rapides.
Le concept de « voiture citoyenne » ( voir sur www.voiturecitoyenne.fr ) lancé par la Ligue rentre dans cette nouvelle logique : les voitures doivent être conçues comme un moyen commode et confortable de transport, sans s’encombrer des attributs tapageurs de la puissance, leur conception doit privilégier la sobriété et la sécurité sur la vitesse.
Les Pouvoirs publics doivent aller plus loin au niveau de l’Europe. Il s’agit de limiter par construction la vitesse maximale de tous les véhicules à un niveau compatible avec les limitations de vitesse sur les autoroutes, de façon à ce que les performances affichées ne soient pas une incitation à enfreindre la loi.
La comédien Michel Galabru disait dans une émission à la télévision, en s’en prenant à Dieu le Père en personne de façon quelque peu irrévérencieuse : « quand on ne veut pas que les hommes mangent des pommes, on ne met pas un pommier dans le jardin. ». Quand on ne veut pas que les conducteurs roulent à plus de 130 km/h sur autoroute, on ne leur met pas entre les mains des engins capables de rouler à plus de 200 Km/h !